La population reunnionnaise

Publié le par Adele et Richard

Pour repondre a certain(e)s qui me  posent des questions sur la population que l'on rencontre a la Reunion...

"La population de La Réunion est composée de populations issues de Madagascar, de l'est de l'Afrique continentale (les Cafres), du Gujarat (Etat ouest de l'Inde) (les Zarabes), du Tamil Nadu (Etat sud de l'Inde) (les Malbars), de Chine et d'Europe, arrivées dans l'île au cours des différentes phases de la colonisation et du développement de l'île.

Les premiers colons, au XVIIe siècle, sont des européens, essentiellement des français, accompagnés parfois d'épouses malgaches et de serviteurs du même pays (on ne peut pas encore les désigner comme esclaves). A partir de l'essor de la culture du café (1718), le recours à l'esclavage s'intensifie et draine vers l'île Bourbon des flux considérables d'asservis venus essentiellement de Madagascar et d'Afrique orientale, mais également d'Inde, de Malaisie ... Les esclaves constituent les trois quarts de la population à la fin du XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, l'esclavage est contesté, tant du point de vue moral que du point de vue de l'efficacité économique, et il apparaît un faible courant d'immigration d'engagés (travailleurs "libres" qui s'engagent à travailler un certain nombre d'années chez un maître). Après l'abolition de l'esclavage, en décembre 1848, les exploitants se tournent vers l'engagement, qui apporte un flux important de travailleurs venus d'Inde (essentiellemnt de la Côte de Coromandel, au sud-est du sous-continent, et non de la la Côte des Malabars, d'où l'on a tiré l'appellation locale "malbars" désignant ce groupe ethnique), de Madagascar, d'Asie du sud-est, de Chine... En outre, la fin du XIXe siècle voit arriver des immigrants chinois qui s'installent principalement dans le commerce de détail. Toutes ces communautés ont tendance à se fondre dans un creuset, dont résulte un métissage qui fait émerger un type "créole", et également une culture créole ... La période esclavagiste a constitué une époque de racisme exacerbé, et d'antagonisme fort entre communautés. Les préjugés raciaux sont restés vivaces jusqu'après la deuxième guerre mondiale. La population réunionnaise s'est alors rapidement transformée, avec la généralisation de l'éducation, la démocratisation résultant de la départementalisation, le progrès économique qui a profité aux membres des diverses communautés, a fait émerger de nouveaux secteurs d'activité profitables aux diverses communautés, a complètement changé l'échelle sociale. Un métissage accru fait que l'on distingue de moins en moins les ethnies. Une population surtout, au sein de laquelle les préjugés raciaux ont pratiquement disparu. 
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Si La Réunion constitue un modèle pour l'harmonie ethnique, les disparités demeurent fortes au plan des revenus, de la formation, des patrimoines. Si les travailleurs indépendants et les salariés diposent de revenus corrects, voire confortables, la masse des chômeurs (30%, et 50 % chez les jeunes), des RMIstes (plus de 60 000, 8% de la population) constitue le problème majeur auquel est confronté l'île. L'émigration, bien qu'active, ne peut à elle seule résoudre le problème. La croissance économique forte n'a qu'un effet limité en termes de baisse du chômage.

Daniel Vaxelaire, journaliste, historien, écrivain, auteur de différents ouvrages sur La Réunion, explique dans son Histoire de la Réunion des origines à 1848, que le métissage est l'un des traits caractéristiques de l'île, dès l'arrivée des premiers colons. Ceux-ci ont en effet épousé peu après leur installation dans l'île, des femmes venues de Madagascar et des métisses indo-portugaises, avec lesquelles ils ont conçu les premiers enfants nés à La Réunion. Ainsi donc, les premiers enfants nés sur cette île verte et non habitée étaient déjà métis.

Ce métissage précoce a probablement permis d'atténuer plus rapidement les douleurs de la période esclavagiste, qui s'est achevée le 20 decembre 1848 à La Réunion, une date toujours commémorée et connue localement sous l'appellation de Fêt Kaf (« Fête des Cafres »)."

En ce qui nous concerne, on est epates depuis notre arrivee par une si bonne cohabitation de tant d'ethnies et religions differentes (je ferai d'autres posts pour les religions) , si bel exemple pour apprendre la tolerance a nos loulous .

Et sans transition....
En ce moment, c'est l'effervescence a la case!!
He oui!! Demain, on recoit Nicolas(mon ch'tit frere!!) notre premier visiteur sur l'ile!! 
Les garcons sont tout excites (meme si Maxence a un peu de mal a tout integrer : il croit que Nicolas dormira a l'aeroport...) et j'espere juste qu'on ne va pas lui refiler nos vilains fideles virus..... (he non, Louise ne va pas mieux .. )

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Publié dans Decouverte de l'ile

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S
Alors, il est arrivé le ch'tit frère? Amusez vous bien!
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